Confession Érotique #1: « Vendre son corps…et sa liberté »

Pour cette première confession érotique, Amélie nous livre ici un récit à la 3e personne, très fortement inspiré de son vécu. Les prénom et lieux ont été modifiés pour préserver l’anonymat des protagonistes. 

 

Voici le résumé:

Amélie, jeune étudiante en lettre, n’arrive pas à joindre les deux bouts. Sa chambre de bonne, ses frais d’étude à la fac, sa nourriture…tout cela lui coûte cher et son job à mi-temps au MacDo lui suffit à peine. Ouvriers, ses parent ne peuvent pas l’aider. Un jour, alors qu’elle doit faire face à une dépense imprévue importante, elle jette l’éponge et s’inscrit sur un site de rencontre très spécial, qui met en relation les hommes riches et les jeunes filles belles comme elle qui ont besoin ou envie de se faire entretenir…

Sa première rencontre avec Jean, un cadre sup’ très clairement infidèle, lui donne de l’espoir…au premier abord il semble gentil et doux…mais c’est sans compter sur ses perversions refoulées…bientôt il lui demandera des faveurs très spéciales…

Amélie acceptera-t-elle de se soumettre à ses envies ?

 

« Enfin, chez moi », soupira Amélie en refermant du pied sa porte d’entrée, les bras chargés de courses pour la semaine à venir. Dans son petit meublé – à peine 12 mètres carrés agrémentés d’une mezzanine qui lui faisait office de lit – elle allait pouvoir se reposer un peu. Dans deux heures, il lui faudrait prendre son service, la journée était encore loin d’être terminée. « Quelle vie ! » se dit-elle. A peine deux mois qu’elle venait de quitter ses parents, ses amis et la banlieue grise de Cherbourg qui l’avait vue grandir pour venir s’installer dans le sud, sous le soleil, dans la petite ville d’Aix-en-Provence où elle comptait réaliser son rêve, devenir psychologue, pour enfants, de préférence. Elle aurait pu choisir la faculté de lettres de Caen pour poursuivre ses études, celle-ci jouissait aussi d’une excellente réputation et elle n’aurait été qu’à quelques kilomètres du domicile de ses parents, mais elle avait besoin de changement, d’évasion, il lui fallait prendre l’air.

« Tout à un prix » lui répétait souvent sa mère lorsqu’elle était enfant, avant d’ajouter « dans la vie, il faut savoir faire des sacrifices, tout n’est pas toujours rose ». Le déménagement de sa fille, elle le voyait plutôt d’un mauvais œil. A quoi bon s’exiler, partir à l’autre bout du pays pour chauffer les bancs d’un amphithéâtre où des centaines de doux rêveurs comme elle allaient perdre leur temps, leur argent et celui de leurs parents à se remplir le crâne de théories, de concepts et autres futilités qui, à terme, ne permettraient que pour une infime minorité d’entre eux à subvenir à leurs besoins. Non, décidément, Amélie aurais mieux fait de rester au bercail, avec les siens et accepter la place à l’usine que son père lui avait négociée. Un Cdi en plus, au Smic certes, mais un Cdi quand même, à l’heure d’aujourd’hui, c’était une sacrée aubaine. Elle aurait pu aider la famille, faire des économies en restant vivre sous leur toit avant de trouver un mari qui lui aurait fait de beaux enfants. Des générations que ça se passait comme ça, ses trois frères, eux, n’y avaient rien trouvé à redire, pourquoi fallait-il qu’elle soit différente ? Pourquoi diable depuis toute petite fallait-il qu’elle prenne un malin plaisir à vouloir sortir du rang ?

A douze ans déjà, se souvenait son père, elle refusait de débarrasser le couvert et d’aider sa mère à faire la vaisselle, leur opposant qu’en ce début de troisième millénaire, il était temps pour eux de revoir leurs idées rétrogrades. Si sa mère se complaisait dans son rôle de bobonne, pas question pour elle de servir d’esclave à ses paresseux de frères qui, une fois le repas terminé, rejoignaient leur père devant la télévision pour siffler des bières en poussant de cris grégaires, affalés sur le canapé devant un match de football. Puis à quinze ans, il l’avait surprise un soir d’été, cachée derrière le mur de la piscine municipale, à soulever sa jupe devant le fils du boucher qui, de dix ans son aîné, était tout disposé à gouter à pleine bouche sa chair rose, tendre et fraîche. Il l’avait sermonné bien sûr, comme il se doit avec les petites garces de son espèce. Enfermée dans sa chambre pendant trois jours et trois nuits avec pour tout repas un quignon de pain rassis et un verre d’eau sale, elle n’en était ressortie que plus aguerrie, plus combative. C’était un risque à prendre mais ça, ils étaient loin de s’en douter. « Bande de prolos ! » leur avait-elle hurlé tandis qu’ils entrouvraient la porte, « je devrais appeler la Ddass, on vous foutrait en taule pour être aussi cons. »

Elle n’en a rien fait bien sûr, à quoi bon ? On ne change pas les gens, elle ne le savait que trop bien, et puis, quelque part, elle les plaignait aussi un peu ses parents. Ouvriers, fils d’ouvriers, petits-fils d’ouvriers, l’usine, c’était leur vie, leur univers, ils baignaient dedans. Les apéros entre collègues une fois leur carte de pointage passée dans la machine, la lutte contre le patronat, la culture de la grève, les manifs et l’odeur des pneus brulés… tous dans le même bateau, unis vers un même destin, ça les soudait, leur permettait d’avancer. Ça leur permettait surtout d’oublier leur condition, leur salaire de misère et les fins de mois difficiles.

Non, vraiment, tout ça Amélie n’en voulait pas. « On a qu’une vie » leur disait-elle, « et je ne passerai pas la mienne à perdre mes forces, ma santé et mon moral huit heures par jour derrière une chaîne à faire, sans fin, le même geste pour produire des objets que je pourrais jamais me payer ! » A cela, ses parents n’avaient su quoi répondre, en fin de compte, elle avait peut-être un peu raison la petite. Alors ils s’étaient résignés, devant l’obstination de leur fille, il n’y avait rien à faire, mieux valait la laisser partir vivre sa vie.

« A présent tu es une grande fille » lui avait dit son père, la serrant dans ses bras et l’embrassant sur la joue alors qu’ils attendaient le train qui devait l’emporter loin de chez eux, « tes choix t’appartiennent, tu en es responsable mais n’oublie pas, on ne perd sa dignité qu’une seule fois, fait en sorte que l’on puisse être fiers de toi, ne nous déshonore pas. »

Comment avait-il pu lui dire une chose pareille ? N’avait-elle pas justement sacrifié ses vacances d’été pour enchainer les emplois, travaillant comme caissière la journée, baby-sitter la nuit, et amasser quelques économies afin de pouvoir s’offrir sa liberté ? Elle ne leur demandait rien, pas un centime. Quelle leçon s’estimait-il en droit de lui donner lui qui n’avait accueilli sa mention « très bien » au baccalauréat qu’avec un modeste « mouais, pas mal » alors qu’il n’avait pas été foutu d’obtenir son Bepc ? Aussi, tandis que sa mère tentait vainement d’étouffer ses sanglots, le visage couvert de larmes en dépit de ses efforts pour afficher un sourire qui se voulait bienveillant, Amélie, sans un regard derrière elle, s’engouffra dans le train qui devait la conduire là où s’accomplirait son destin.

En repensant à tout cela, à ses trois frères aussi qui n’avaient même pas daigné venir lui dire au-revoir, Amélie ne vit pas l’heure passée. Recroquevillée dans son fauteuil, elle savourait la quiétude de cette douce fin d’après-midi d’automne, bercée par le son cristallin du jet d’eau de la petite fontaine qui orne la place sur laquelle donne l’unique fenêtre de son studio. Quand retentirent trois brefs coups de sonnerie.

« Mince, déjà ! » s’écria-t-elle en bondissant sur ses pieds. Il était 18 heures, Martin, qui vit à deux pas de chez elle, est passé la prendre comme chaque jour pour la conduire au travail. Lui aussi est étudiant en psychologie et, lui aussi, pour payer ses études, travaille à mi-temps au Mc Donald’s situé à l’entrée de l’autoroute. C’est là qu’ils se sont rencontrés lorsqu’Amélie s’est installée, avant de découvrir qu’ils suivaient le même cursus, bien que Martin soit déjà en troisième année. Ils se sont plus au premier regard. Lui, grand, athlétique, le visage fin et des mains de pianiste n’a pu résister au charme un peu brut de cette jeune fille dont il percevait, derrière ses grands yeux bleus, une âme fragile, une écorchée à qui il promettait amour et réconfort, lui susurrant à l’oreille ces mots qui lui redonnaient le goût de croire qu’elle pouvait encore tenir à ses rêves de princesse. « Tu es mon joyau, mon âme sœur, je mourrai pour toi », lui soufflait-il sur l’oreiller. Elle, naïve, persuadée d’avoir rencontré son prince charmant, lui offrait son corps sans la moindre retenue, le laissant explorer chacun de ses orifices, essayant de satisfaire le moindre de ses désirs.

Alors, quand il lui avait proposé qu’un ami se joigne à eux pour une partie de jambes en l’air à trois, elle n’avait su dire non, de peur qu’il ne la laisse tomber et s’en aille voir ailleurs. Et quand les deux compères eurent l’idée de filmer leurs ébats à l’aide de leurs smartphones, elle s’était dit qu’après tout, ce pourrait être drôle, sinon éducatif, de visionner plus tard la vidéo, qu’en se regardant sucer à tour de rôle la queue de ses deux partenaires, elle en améliorerait sûrement sa technique et que ça, Martin, apprécierait sans nul doute.

Ainsi passaient les jours. Levée dès sept heures, Amélie prenait son petit-déjeuner avant d’enfiler en vitesse les vêtements qui lui tombaient sous la main, un vieux jean le plus souvent et une paire de baskets, pour attraper le bus de sept heures trente qui la déposait devant l’université. Elle y retrouvait ses camarades rencontrées lors d’une soirée d’intégration, Julie et Natasha, toutes deux originaires de Clermont-Ferrand, et se fondait dans la foule des étudiants venue assister au cours magistral donné en début de journée. Une pause repas d’à peine une heure et les trois amies se rendaient dans la salle dévolue aux travaux pratiques, une leçon de deux heures en comité réduit, à moins qu’elles ne s’enferment dans la bibliothèque afin de lire et d’ingérer les idées développées par les pères de la psychologie, Fechner, Ribot et Freud faisaient dorénavant presque partie de la famille. De retour chez elle, Amélie en profitait pour revoir ses leçons, bouquiner un peu ou simplement se reposer avant d’entamer ce qu’elle aimait à nommer sa deuxième journée, quatre heures debout derrière un comptoir à préparer et délivrer, le sourire aux lèvres en dépit de la fatigue accumulée, des portions de calories dont on pouvait même choisir la taille et la composition. A vingt-deux heures, son service terminé, elle rentrait à nouveau chez elle, se délassait longuement sous la douche – elle aimait plus que tout au monde sentir l’eau chaude glisser le long de sa peau – avalait en vitesse un plat préparé ou réchauffait au micro-ondes les restes de la veille et, lorsqu’elle ne voyait pas Martin, s’enfonçait dans ses draps et se laissait presque instantanément succomber au sommeil.

Ce n’était pas à proprement parlé la vie dont elle rêvait, celle qu’elle prenait plaisir à s’imaginait le soir au cours de ses dernières années de lycée. Son père avait raison, l’indépendance, l’autonomie, la liberté, tout ça avait un prix que ses économies, englouties depuis longtemps, et son maigre salaire ne lui permettait que difficilement d’assumer. Entre son loyer, ses charges, son abonnement téléphonique, Internet, la nourriture, sa carte de bus et les frais d’inscription à la fac, non seulement elle ne s’en sortait plus, avait dû dire non à toute forme de vie sociale – il n’était pas question d’aller boire un verre dans un bar, encore moins de se payer une séance de cinéma, fut-elle à tarif réduit – mais elle s’apercevait avec effroi qu’elle ne parviendrait qu’à peine à subvenir à ses besoins jusqu’au terme de l’année universitaire. Il était par ailleurs hors de question de demander à ses parents de l’aider, question de fierté. Si désespérée fut-elle en songeant à son avenir plus qu’incertain, elle refusait néanmoins de baisser les bras et se consolait en pensant à Martin et au réconfort qu’elle éprouvait blottie entre ses bras. Sa force, son assurance, son charisme lui redonnait de l’espoir, ensemble, se disait-elle, ils viendraient à bout de toutes les difficultés et, quand bien même ils devraient vivre dans la rue, au moins ils s’aimaient, c’était en fin de compte tout ce qui importait.

Pourtant, sans qu’elle pût dire pourquoi, ni même comment, elle sentait que son aventure avec Martin prenait peu à peu une tournure nouvelle. Bien sûr il y avait eu cette histoire avec son ami, mais c’était son idée, comment pourrait-il le lui reprochait ? Et puis elle sentait bien à ses érections puissantes, à sa façon de presser ses petits seins juvéniles, ou de glisser sa langue entre les lèvres de sa chatte étroite qu’elle l’excitait toujours, ça elle en était certaine. Mais depuis quelques jours il semblait de plus en plus distant, coupant court à toutes leurs discussions pour en venir directement à la partie horizontale de leur relation, la dernière fois même, il l’avait baisée sans prendre le temps de la toucher.

Elle n’osait lui en parler, de peur qu’il ne se fâche, préférant se confier à ses amies qui s’avouaient incapables de lui venir en aide, toutes deux ne connaissaient de l’amour que ce qu’elles en avaient lu, réservant leurs corps inviolés à celui qui voudrait bien les épouser. Seule, loin des siens quand bien même ceux-ci n’auraient été d’aucun secours, pataugeant au milieu de ses factures impayées, Amélie glissait lentement dans une profonde déprime, et puis ce fut le coup de grâce.

Quand Martin vint la chercher ce jour-là pour l’emmener au boulot, elle remarqua immédiatement que quelque chose clochait.

« Que se passe-t-il ? » lui demanda-t-elle, « pourquoi ne m’embrasse-tu pas ? »

Martin, l’air mauvais, ne répondit pas d’abord, feignant d’ignorer sa question. Mais devant son insistance, il finit par lui avouer qu’ils s’étaient fait avoir, tous les deux, que son ami, cet enfoiré, le menaçait de diffuser en ligne leur vidéo s’ils ne lui apportaient pas dans la semaine cinq milles euros en liquide.

« Quoi, cinq milles euros ! » s’écria-t-elle, « allons voir la police, c’est du chantage, c’est puni par la loi » poursuit-elle paniquée

« Impossible » répondit Martin, « il en a fait une copie qu’il a donné à un de ses amis, si on va voir les fics et qu’il lui arrive quoi que ce soit, c’est lui qui se chargera de la mettre sur Internet. »

Abasourdie, Amélie crut s’évanouir et se laissa tomber sur son fauteuil. « Qu’allons-nous faire Martin, mes parents me tueraient s’ils l’apprenaient, ils croient que je suis encore vierge » dit-elle en sanglotant.

« Je ne sais pas Amélie, je ne sais pas, et puis après tout je m’en fous, c’est d’abord ton problème, moi, on voit même pas mon visage. Allez viens dépêche-toi, je t’emmène, on va être en retard. »

Dans la voiture, les amants d’hier ne s’échangèrent pas un mot, pas un regard. Amélie voyait flottait devant elle les dernières paroles de son père : « sa dignité on ne la perd qu’une fois… ne nous déshonore pas. » Comment avait-elle pu se laisser avoir ? Combien de fois avait-elle entendu parler de petits copains jaloux, déçus ou fiers d’eux qui n’avaient pas hésités à partager leur sex tape avec le monde entier. Paris Hilton, Pamela Anderson en avaient fait les frais, récemment c’était Laure Manaudou qu’on avait vu voir à poil sur la toile, « les hommes sont des porcs » laissa-t-elle échapper.

Derrière son comptoir, Amélie ne souriait plus, pensant que demain peut-être ce père de famille qui aidait sa petite fille à avaler sa dose de gras, ou cet adolescent boutonneux en survêtement qui ne pouvait s’empêcher de lui reluquer les seins tandis qu’elle préparait sa commande, sauraient tout de son intimité. Il lui fallait trouver une solution, quelle qu’elle soit, et vite, mais où trouver une somme pareille, qui pourrait lui venir en aide ?

Elle se souvint alors d’un reportage vu à la télévision quelques années auparavant, il y était question de prostitution dans le milieu étudiant. Plutôt que d’accepter des petits boulots ingrats et souvent mal rémunérés, certaines filles vendaient leurs corps au cours de soirées étudiantes, d’enterrements de vie de garçon ou servaient de faire-valoir en tenant compagnie à un homme d’affaires au cours d’un repas d’entreprise. Il leur suffisait de quelques clients, quatre ou cinq par mois si sa mémoire était bonne, pour s’assurer un salaire plus que convenable. Au point où elle en était, Amélie était prête à tout. En faisant quelques recherches sur Internet, elle découvrit qu’un grand nombre de site permettait de proposer ses services, Escort.com, Filledunenuit.fr, Salopeunjoursalopetoujours.net, etc. mais elle hésitait, n’osait franchir le pas, tout ça lui semblait tellement vulgaire, et ces femmes qui mettaient en photo de profil leur vagin en gros plan, les lèvres écartées, le clitoris saillant ou qui se laissaient photographier de dos, une bite dans le cul, fallait-il vraiment qu’elle en arrive à ça ?

Poursuivant malgré tout ses recherches, elle découvrit un site au nom équivoque, Aufruitdefendu.fr., et décida d’y regarder de plus près. Un site un peu particulier, il n’y était pas vraiment question de prostitution, du moins en apparence. La présentation se voulait élégante, raffinée, rien à voir avec ce qu’elle avait vu précédemment. En première page, il était expliquait qu’il s’agissait de mettre en relation de hommes dont la situation professionnelle et financière leur permettait d’avoir un niveau de vie élevé, des dirigeants d’entreprises, des cadres, des hauts fonctionnaires, des créateurs de start-up, des politiques même qui, c’était certes un abus de langage, par « philanthropie » souhaitait contribuaient à l’épanouissement de jolies jeunes filles dans la fleur de l’âge en leur apportant un soutien financier afin qu’elle puissent mener à bien le projet qui leur tenait à cœur, une sorte de mécénat en quelque sorte. S’il n’était pas question à proprement parler de contrepartie, Amélie se doutait bien qu’il lui faudrait écarter les cuisses, rien n’est jamais gratuit en ce bas monde, mais l’affaire était bien emmenée, l’idée lui plaisait et l’inscription était gratuite pour les filles, en somme, elle n’avait rien à perdre.

Quelques minutes lui suffirent pour créer son profil, seules quelques informations étaient nécessaires pour apparaître dans le catalogue qui comptait des dizaines de filles comme elle :

Amélie, 18 ans, étudiante, célibataire, 1m65, 53kg, yeux bleus, cheveux blonds, sportive, non fumeuse.

Une photo de son visage, une autre en pieds, et le tour était joué, elle n’avait plus qu’à attendre qu’un généreux bienfaiteur la contacte, ce qui ne prit, à sa grande surprise, que quelques minutes.

En effet, sitôt son inscription validée, elle reçut pas moins d’une douzaine d’invitations, des hommes mariés pour la plupart mais aucun ne correspondait vraiment à ses attentes. Entre ceux qui étaient trop éloignés de son domicile, ceux qui étaient trop gras ou trop laids ou ceux dont le vocabulaire, en dépit du niveau d’étude dont ils se prévalaient, ne sortait pas du champ lexical d’une gynécologie de cours d’école, elle commençait à perdre confiance, jusqu’à ce qu’elle reçut ce message :

 

Amélie bonsoir,

Je viens de recevoir une alerte m’informant de votre récente inscription sur ce site et me permet de vous contacter dans l’espoir que mon profil retienne votre attention.

Je m’appelle Jean et occupe un emploi haut placé dans une société de télécommunication dont je préfère, si cela ne vous dérange pas, taire ici le nom. Je suis marié, père de trois adorables petites filles et habite en région parisienne.

Je vois, à la lecture de votre fiche, que vous êtes actuellement étudiante dans le sud de la France, dans la charmante petite ville d’Aix-en-Provence que je connais si bien pour y avoir, dans ma jeunesse, moi aussi poursuivit mes études.

Je possède une villa en bord de mer, à Sausset-les-Pins plus précisément, et serais ravi si vous acceptiez de venir y passer quelques jours avec moi. Marié depuis vingt ans, j’en ai moi-même cinquante-trois, je ne partage plus avec ma femme le feu qui consumait nos cœurs autrefois et me demandais si, par bonté, vous accepteriez de raviver en moi cette flamme qui donne à tout un chacun le sentiment de vivre et que l’on nomme Amour.

Respectueusement,

Jean

Ps : Je joins à ce message une photo de moi prise récemment, en espérant vous convenir.

 

Quelle douceur, quelle tendresse dans la formulation, et ce manque d’assurance qui ne l’en rendait que plus charmant, Amélie n’en revenait pas. Bien sûr Jean était plus âgé qu’elle, plus que son propre père même, et il allait tromper sa femme, elle en serait en partie responsable, mais s’ils ne s’aimaient plus, quel mal au fond y avait-il à cela ? Et puis il fallait qu’elle pense un peu à elle, s’ils n’avaient pas parlé d’argent il était évident que ses services seraient rétribués, même si pour le moment elle ne souhaitait pas trop y songer.

Sans hésiter davantage, elle répondit à Jean :

 

Bonsoir Jean,

Très heureuse de vous lire, le semestre se termine et je serai en vacances à la fin de la semaine, si votre proposition tient toujours, c’est avec plaisir que je viendrai passer quelques jours en votre compagnie.

Amélie

 

Rendez-vous était pris, dans un dernier message Jean proposait de passer la chercher directement à son domicile. Il prendrait le train pour Marseille vendredi dans l’après-midi, récupèrerai sa voiture au parking de la gare, une Maserati flambant neuve, et l’appellerai une fois arrivé au bas de son immeuble. Il avait pris son lundi, ça leur laissait trois jours et trois nuits pour apprendre à se connaître.

En attendant, Amélie, prétextant la mauvaise santé de sa mère, prit un congé sans solde, ce qui ne put lui être refusé, dit à Martin qu’elle souhaitait ne plus jamais le revoir, qu’elle allait prendre ses responsabilités à défaut qu’il puisse assumer les siennes et trouver l’argent nécessaire pour mettre fin à cette intenable situation dans laquelle elle se trouvait à cause de lui. Elle se garda aussi de dire à ses deux amies qu’elle partait pour le week-end et leur dit qu’elle souhaitait s’enfermer quelques jours afin de réviser en vue des examens qui approchaient.

Et puis vendredi arriva. Depuis la veille déjà elle sentait monter en elle un sentiment étrange, une certaine appréhension mêlée, il fallait l’avouer, d’une certaine excitation. Au réveil, le souvenir de ses rêves de la nuit, si présents, la laissait quelque peu mal à l’aise. Elle, si romantique, si douce, si attentionnée, avait mouillé ses draps en s’imaginant abusée par une foule d’hommes masqués qui, sans la moindre tendresse, usaient de son corps, la maltraitaient, l’avilissaient. Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Elle décida cependant de chasser au plus vite cette vision de son esprit.

En préparant sa valise, elle délaissa ses jeans trop larges et ses baskets usées pour emporter ses vêtements les plus sexy, une robe noire moulante, ouverte dans le dos et qui laissait apparaître subrepticement la cambrure de ses reins, deux mini-jupes tellement courtes que lorsqu’elle se baissait ou s’asseyait son pubis était irrémédiablement exposé, un chemisier si échancré que quelle que soit sa posture le galbe de ses seins, si ronds, si fermes, ne pouvait échapper au regard de son interlocuteur et puis, parce qu’elle savait que les hommes d’un certain âge aiment la simplicité candide des vêtements de jeune fille, un short au tissu si fin qu’en posant ses mains dessus on pouvait sentir la chaleur de ses petites fesses rebondies. Le choix de ses sous-vêtements suivit la même logique, une paire de bas résille pour mettre ses longues jambes en valeur, une panoplie de string dont elle connaissait l’effet ravageur et des petites culottes de coton blanc qui lui donnait l’air d’une adolescente pré-pubère. Enfin, une nuisette en dentelle d’un rouge éclatant pour la nuit, un kimono de geisha acheté sur un coup de tête à l’occasion d’une vente privée sur Internet et qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de porter, « le moment ou jamais » se dit-elle, en esquissant un sourire, une paire de talons hauts et des chaussures de ville qui passaient avec à peu près tout. A dix-sept heures, elle était prête et n’avait plus qu’à attendre en essayant tant bien que mal de se détendre.

Quand Jean sonna, elle fut prise de panique d’abord, mais parvint à se ressaisir. « N’oublie pas Amélie, il faut que tu trouves cinq milles euros, tu es coincée, tu n’as pas le choix » se répétait-elle, tel un mantra. Elle descendit lentement les quatre étages de son immeuble, Jean l’attendait derrière la porte.

« Bonsoir Amélie, je suis ravi de vous rencontrer » lui dit-il en lui serrant la main.

Amélie eu un sourire gêné, fortement intimidée par cet homme dont la prestance en disait long sur sa personne, pensait-elle. Costume trois pièces, rasé de près, les ongles faits, sûr qu’il avait reçu une excellente éducation. En gentleman, il prit sa valise pour la mettre dans le coffre puis, avec une élégance rare, lui ouvrit la portière, attendit qu’elle fût convenablement installée pour la refermer en douceur et vint s’asseoir côté conducteur.

« Si cela ne vous dérange pas, peut-être pourrions-nous nous tutoyer ? » lui demanda-t-il.

« Bien sûr, bien sûr, excusez… euh, excuse-moi je… » bafouilla-t-elle.

« Pas de panique, ne craint rien, c’est la première fois que tu fais ça ? »

« Oui, la première fois. » Déboussolée, Amélie s’en voulait de ne pas trouver ses mots, de ne savoir que dire. Prenant une profonde inspiration, elle finit par trouver le courage d’aborder la question financière.

« On n’en a pas parlé mais… »

« Pour l’argent ? » coupa Jean, « je suis prêt à te donner mille euros par jour, à condition que tout se passe bien évidemment », dit-il, un léger rictus au coin de la bouche qu’Amélie ne perçut pas.

« Ok, cool, merci » furent les seuls mots qu’elle réussit à prononcer, les derniers aussi qu’ils échangèrent avant d’arriver devant le portail de la luxueuse villa de Jean.

Plus qu’une maison en bord de mer, c’était un véritable manoir bâtit au milieu d’une forêt de pins, il y avait même une tour. Amélie était visiblement impressionnée.

« Entre, je t’en prie » lui dit Jean en ouvrant la porte. Après avoir dépassé le vestibule, Jean guida Amélie au travers d’un long couloir éclairé, çà et là, de chandelles qui diffusaient une douce lueur. Ils accédèrent à ce qui semblait être la salle de réception. L’intérieur était richement décoré, des tableaux, des tentures étaient accrochées aux murs, des statues ornaient les coins, un lustre monumental pendait au plafond.

« C’est magnifique » dit Amélie, le souffle court devant tant de richesse.

« Merci » répondit Jean, « installe-toi, je m’occupe de ta valise et serait de retour dans une minute ».

Amélie fit le tour de la pièce, effleurant le mobilier en bois rare, dans l’air, une fragrance suave emplissait la pièce, elle se sentait bien, se dit que, dans son malheur, elle avait néanmoins beaucoup de chance.

Quand, soudain, la lumière s’éteignit. Plongée dans l’obscurité, elle s’immobilisa attendant que le courant soit rétabli. Mais les minutes passaient, et Jean ne revenait toujours pas. Elle appela, aucune réponse ne lui parvint, elle appela encore, plus fort, toujours rien. Elle commençait à paniquer lorsqu’elle entendit derrière elle le plancher craquer.

« Jean » murmura-t-elle « j’ai eu p… »

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle se trouva violemment plaquée contre le mur.

« Jean, qu’est-ce-que… »

« Tais-toi petite salope, tu m’entends, je veux pas t’entendre, les petites chiennes de ton espèce je connais, je veux pas t’entendre, tu es à moi maintenant, à moi ! »

Puis il l’empoigna par les cheveux, la traina au travers de la pièce, ouvrit une porte dérobée et la poussa dans l’escalier qui menait à la cave. Sa tête heurta les marches, elle ne put réprimer un cri d’effroi.

« T’as pas compris, j’ai dit ta gueule, je vais t’apprendre à me respecter. » Il enleva sa ceinture et s’en servit pour la bâillonner, serrant si fort qu’elle crut un instant que sa mâchoire allait se rompre. « Et maintenant, t’as quelque chose à dire ? »

Affolée, le cœur battant à un rythme effréné, Amélie fit non de la tête.

« Si tu veux ton pognon, va falloir être gentille. J’aime beaucoup les jeux, tu aimes jouer ? »

Tétanisée, Amélie ne put faire un geste.

« TU AIMES JOUER ? » répéta-t-il en hurlant.

En larmes, Amélie acquiesça.

« Bien. J’ai imaginé ce scénario. Je suis un seigneur de guerre victorieux qui rentre d’une longue campagne. Afin que mes ennemis sachent que je ne reculerai devant rien pour asseoir mon pouvoir, j’ai enlevé la fille de leur roi, c’est toi, pour en faire mon esclave sexuelle. Je compte bien la leur rendre, dans trois jours et trois nuits, afin qu’elle les prévienne de la cruauté dont je suis capable. Mon histoire te plaît ? Je suis sûr que tu vas aimer. »

Amélie avait la tête qui tournait, « c’est un cauchemar », essayait-elle de se persuader, « comme la nuit dernière, je vais me réveiller, pitié mon Dieu, dites-moi que tout ça n’est pas vrai, et personne ne sait que je suis là… »

« Maintenant, déshabille-toi, laisse-moi voir à quoi tu ressembles. »

Tremblante de peur, Amélie se déchaussa d’abord puis elle défit un à un les boutons de sa robe et la laissa glisser le long de son corps. Sa peau blanche éclatait dans la pénombre de cette pièce glaciale éclairée seulement par quelques bougies. Jean s’approcha d’elle, huma son parfum tel un animal flairant sa proie, puis il la gifla, avec force. Amélie vacilla mais réussit à tenir sur ses jambes.

« Tu me résistes on dirait, tu te crois plus maligne que moi, attends un peu, tu vas voir. »

D’un coup sec il arracha son soutien-gorge, dévoilant ses petits seins de jeune fille et se mit à sucer frénétiquement ses tétons tout en glissant ses mains dans sa culotte pour lui agripper fermement les fesses et la maintenir en place.

« Hmmm, t’es bonne tu sais, je vais te baiser comme jamais. Allonge-toi par terre maintenant, sur le dos, et plus vite que ça ! » ordonna-t-il.

Amélie s’exécuta, il était inutile de résister, elle s’en rendait bien compte, mieux valait obéir.

« Enlève ta culotte, je veux voir ta petite chatte. »

Docile, Amélie ôta la dernière pièce de tissu qu’il lui restait sur le corps et exposa son corps dénudé. Debout face à elle, Jean commença à enlever ses vêtements, lentement, les yeux rivés sur sa captive, la dévorant des yeux.

« Ecarte tes cuisses et touche-toi, je veux te voir mouiller. » Cette violence l’excitait au plus haut point, il bandait comme un âne. Lorsqu’il baissât son caleçon son braquemard, s’effraya Amélie, était plus gros que ce qu’elle n’avait jamais vu, même dans les quelques pornos qu’elle avait pu regarder adolescente. Jean remarqua l’effarement que trahissait son regard.

« T’aime ça les grosses bites hein ? Je vais te déchirer, tu vas t’en souvenir crois moi. »

Il s’agenouilla, cracha dans ses mains et s’enduit le sexe de salive avant de la pénétrer brutalement. Amélie suffoqua, son bâillon l’empêchait de respirer et, comme si ça ne suffisait pas, Jean enserra sa gorge d’une main et pressa ses doigts autour de son cou. Amélie ferma les yeux.

« Je vais mourir », pensa-t-elle, « il va me tuer. »

« Regarde-moi, je veux voir la peur dans tes yeux ! »

Amélie le fixa alors du regard, Jean souriait, les pupilles dilatées, un filet de bave humectait les commissures de ses lèvres. Dans un va-et-vient toujours plus rapide, plus profond, il se forait sans retenue un passage au travers des petites lèvres à présent irritées et douloureuses de la chatte d’Amélie.

« Quelle salope, mais quelle salope ! Allez, retourne-toi, montre-moi ton joli petit cul ! »

« Oh non, tout mais pas ça » se dit Amélie. Martin l’avait sodomisé plusieurs fois c’est vrai, elle l’avait laisser faire, mais sa bite était d’une taille moyenne, rien à voir avec le manche à balai de ce vieux pervers.

N’ayant d’autre choix, elle se mit à quatre pattes, l’anus offert à son assaillant qui, sans même qu’elle n’ait remarqué sa présence auparavant, y planta un godemichet dont le diamètre devait être celui d’une batte de baseball.

Amélie serra les dents, jamais elle n’avait connu pareille douleur, il lui semblait que son corps entier ressentait les stimuli envoyés à son cerveau depuis son petit trou, qu’ils irradiaient, parcourant l’ensemble de son système nerveux jusqu’à l’extrémité de ses doigts. Un frisson lui parcourra l’échine, elle émit un gémissement.

« On dirait que t’es prête. »

Prête à quoi ? pensa Amélie, elle redoutait le pire.

Jean retira lentement le godemichet en le faisant tourner sur lui-même et contempla son trou béant.

« C’est parfait, vraiment parfait » dit-il.

A nouveau, il enfonça son énorme bite dans sa chatte, Amélie sentait ses veines qui éclataient sous ses coups de boutoir mais se surpris à ressentir une certaine forme de plaisir à présent qu’endolories, presque anesthésiées, ayant désormais suffisamment d’espace pour y entrer sans difficulté, sa queue glissait le long de ses parois vaginales dilatées. C’est alors que lui revînt en mémoire le souvenir de son rêve, et si, après tout, elle aimait ça ? Si en fin de compte il fallait souffrir un peu pour connaître un réel orgasme ? Elle posa sa tête contre le sol froid et posa ses mains sur les fesses de son partenaire, l’encourageant à l’enfourner plus fort, plus profondément.

« Enfin, tu deviens raisonnable, je te l’avais dit, tu en redemanderas, elles le font toutes, les petites chiennes comme toi, tout ce qu’il leur faut, c’est un bon maître, pas un branleur de vingt ans, il leur faut un homme, un vrai. »

Il la libéra alors de son bâillon. Amélie, essoufflée, les pommettes rougies, respirait vite et fort. Il lui claqua les fesses, y imprimant la marque de ses doigts. Amélie émit un petit cri.

« T’en veux encore ? Dis-moi que t’en veux encore ? »

« Oh oui Jean, vas-y, défonce-moi, c’est trop bon. »

« C’est bien pour te faire plaisir. »

Alors, tout en la martelant de son engin, il introduisit deux, puis trois doigts dans son cul.

« On continue ? » demanda-t-il.

« Oui oui, vas-y, encore, vas-y. »

« Aide-moi un peu, écarte tes fesses avec tes mains… voilà, comme ça. »

Il pressa alors son poing contre le rectum de la jeune fille qui, désormais impatiente de découvrir des sensations qu’elle n’imaginait pas avoir envie de ressentir un jour, donnait des petits coups en s’agitant d’avant en arrière afin d’en faciliter l’insertion.

Après quelques instants, la couronne se relâcha, Jean enfonça son poing dans le cul d’Amélie et se mit à le mouvoir de façon saccadée. De l’autre main, il attrapa ses longs cheveux blonds afin de se maintenir en équilibre et reprit avec vigueur son mouvement de hanches.

Amélie se mit à hurler, non plus de douleur mais de plaisir, d’extase même, jamais elle n’avait rien connu de pareil. Elle jouit, encore et encore, il semblait que son orgasme ne prendrait jamais fin. Jean, lui, continuait de la travailler, content de lui, content surtout d’avoir une nouvelle fois ouvert les yeux à une gamine sans défense, lui permettant de réaliser, avant qu’il ne soit trop tard, que les contes de fées ne sont que des histoires écrites, il n’en doutait pas, par des vieilles filles mal baisées.

Lorsqu’Amélie cessa de trembler, il se retira et attendit qu’elle s’occupe de lui, sachant qu’il n’était plus nécessaire de la guider, qu’il avait réveillé en elle cette forme de connaissance que l’on sait commune à l’espèce humaine, celle du plaisir des sens. Elle se plaça face à lui, saisit sa bite encore dure entre ses mains et se mit à la sucer avec avidité, faisant rouler sa langue autour de son gland, lui caressant les couilles, les léchant avant de revenir avaler sa bite, l’enfonçant au plus profond de sa gorge. Jean ne fît rien pour se retenir et éjacula dans un râle sonore. Amélie, la bouche pleine de sperme, comme obnubilée, ne pouvait cependant s’arrêter d’astiquer le manche de son bienfaiteur qui dut, avec quelques difficultés tant elle y restait agrippée, s’en dégager.

« Pas mal petite, pas mal » lui dit-il, « il nous reste deux jours pour parfaire ton éducation, si tu le veux bien. »

« Tout ce que tu voudras Jean, je suis prête à tout, tu es mon seigneur et mon maître, fait de moi ce que tu veux, je suis à toi, je t’appartiens. »

Jean sourit, lui pinça les fesses et ajouta : « bien, très bien, va prendre une douche et habille-toi, je t’emmène dîner dehors, je connais un endroit qui, j’en suis sûr, te ravira. »

Sans se faire prier davantage, Amélie ramassa ses affaires qui traînaient sur le sol et se rendit à l’étage dans la salle de bain. Elle se regarda dans le miroir et, en apercevant son reflet, constata que quelque chose en elle avait changé. Son visage était épanoui, dans ses yeux brillait une lueur qu’elle ne se connaissait pas, elle se sentait femme, pleinement. Elle entra dans la douche et passa de longues minutes sous l’eau à se rappeler les instants qu’elle venait de vivre, elle soupira : « enfin, je suis moi. »

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